One HS magazine – Interview
Même s’il multiplie les nouveaux projets, le rôle du vampire James lui colle toujours à la peau. Cam Gigandet a beau avoir quitté l’univers «Twilight», il reste marqué par cette aventure qui a fait de lui une vedette.
Comment les scènes de combat dans «Twilight» ont-elles été réalisées ?
James est supposé avoir une force et une vitesse surhumaines, alors il a fallu recourir à beaucoup de cascades suspendu au bout d’un filin. Il aurait été ridicule de montrer des vampires en train de se battre comme des humains. Chaque coup qu’ils assènent peut vous faire décoller de plusieurs mètres, il a donc fallu que j’apprenne une toute nouvelle technique de cascade. Tous les acteurs ont suivi des cours très précis et très élaborés : nous devions respecter une chorégraphie parfaite pour éviter de nous blesser. Quand je revois ces scènes aujourd’hui, c’est vraiment impressionnant. Les filins donnent l’impression qu’on vole dans les airs de manière très réaliste. Je suis vraiment content du résultat. J’ai l’impression d’avoir fait du bon boulot.
As-tu lu tous les livres de la saga ?
Non, juste les deux premiers. Je les avais déjà lus avant de tourner dans «Twilight». Je savais donc que James ne serait pas présent pour les suites. J’ai vraiment été touché par les romans de Stephenie Meyer à l’époque. J’avais l’impression de pouvoir vraiment m’identifier aux personnages. Malgrè l’aspect fantastique de l’intrigue, les livres parlent avant tout de la façon dont on doit surmonter des obstacles pour être avec la personne qu’on aime. En lisant ces romans, je m’identifiais vraiment à Edward et j’avais envie de le voir réussir à garder l’amour de Bella. C’est mon côté romantique, j’imagine…
Comment ont été réalisés les effets où l’on voit James et sa bande se déplacer très rapidement sur terre ?
C’est un truc que j’ai baptisé «le tapis magique». Au lieu de marcher sur l’herbe, nous marchions sur une sorte de tapis en plexiglas d’environ 1,5 m sur 15 qui était tiré à 24 km/h. Nous avons dû nous entraîner pour réussir à marcher normalement sur ce truc sans tomber. Il nous a fallu quelques chutes pour trouver notre équilibre et y parvenir enfin. Mais l’effet était plutôt cool dans le film, non ?
Comment t’es-tu préparé pour jouer le rôle de James ?
Avant le tournage, tous les acteurs engagés pour jouer des vampires ont été réunis et on nous a demandé de regarder des vidéos sur des félins. Nous avons regardé des heures de documentaires sur les tigres et les lions afin de nous en inspirer. Comme nous appartenons tous à la même espèce, nous devions nous déplacer de la même façon et avoir des gestes similaires. Il fallait faire passer l’idée que les vampires possèdent une grâce et une puissance animales. Nous avons tous travaillé sur la fluidité de nos mouvements avec un chorégraphe. C’était un peu comme un cours de danse pour vampires ! [ rires ]
Quelle est ta plus grande peur ?
La peur de l’échec. C’est ce qui me fait avancer en fait. J’ai quitté ma ville natale pour venir à Los Angeles parce que j’avais peur de finir mes jours dans une banlieue mortelle. C’est amusant de penser que j’ai surtout joué des rôles de types qui ne connaissent pas la peur alors que moi, c’est elle qui me motive. J’aimerais être aussi brave que mes personnages dans la vraie vie, mais ce n’est pas le cas.
On raconte que sur différents tournages, des blessures ne t’ont pas empêché de faire des cascades, c’est vrai ?
Oui, la douleur physique n’a jamais été un frein pour moi. Je suis un casse-cou, c’est indéniable. Je crois que ça me vient de mon père. Il s’est cassé le poignet un jour suite à un accident de voiture et a dû se faire plâtrer. Mais le lendemain, je l’ai vu avec une scie en train d’enlever son plâtre parce qu’il ne pouvait pas faire ce qu’il voulait avec. La douleur le dérangeait moins qu’être incapable de faire ce qu’il voulait. Je tiens de lui.
Quelle est la personne qui a le plus d’influence sur toi ?
Dans ma vie personnelle, mon père Jay. Et pour ma carrière, mon professeur d’art dramatique. Elle m’a donné des cours pendant six ans et m’a appris tout ce que je devais savoir sur ce qu’il fallait faire pour durer à Hollywood. Elle m’a appris que la simplicité était la clé de mon travail et que je devais être constamment à l’écoute de mes partenaires. Elle et mon père sont les deux personnes vers qui je me tourne quand j’ai besoin d’un conseil. J’ai vraiment de la chance de les avoir.
Penses-tu avoir un certain contrôle sur la manière d’orienter ta carrière à présent ?
J’aimerais le croire après le succès de «Twilight», mais je sais que je me trompe. Ce métier est une vraie loterie. J’ai travaillé comme un malade pour en arriver là, mais, en définitive, il y a une telle part de chance dans une carrière d’acteur que je me contente de faire de mon mieux. On verra bien où ça me mènera…
One Hors Série, Mars-Avril 2009

















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